Le 31 mai 2025 dernier, lors du Grand Prix International de Douala, la jeune athlète gabonaise Josée Amoussou a marqué l’histoire de l’athlétisme gabonais en décrochant la médaille de bronze au 400 mètres haies. Avec un temps impressionnant de 1’03″25, elle a non seulement remporté une médaille, mais également établi un nouveau record national, effaçant ainsi l’ancienne marque de Geneviève Obone, qui tenait depuis 1992 avec un temps de 1’04″81.
La performance exceptionnelle de la jeune athlète gabonaise, Josée Amoussou, vainqueur de la médaille de bronze au 400 mètres haies à Douala, arrive à un moment où la fédération gabonaise d’athlétisme est confrontée à un certain immobilisme, à un manque de finances, et n’ayant pas organisé de compétitions nationales depuis plus de deux ans. La victoire d’Amoussou relance ainsi un espoir vital pour l’athlétisme féminin gabonais, qui avait connu une stagnation depuis une décennies et la retraite de Rudy Zang Milama. Ce succès ne représente pas seulement une avancée individuelle pour l’athlète, mais un véritable tournant pour la discipline dans le pays.
Josée Amoussou, qui a su faire preuve de détermination et de talent, a démontré que les athlètes gabonais peuvent de nouveau briller sur la scène internationale. Sa performance a suscité un engouement palpable parmi le public et les fans d’athlétisme. Comme pour les autres médaillés gabonais au Cameroun, cette troisième place d’Amoussou marque une étape significative dans la réhabilitation de l’athlétisme gabonais. Ce nouvel exploit donne une visibilité accrue à la discipline et pourrait inciter la fédération et l’Eta gabonais à redynamiser son soutien à l’athlétisme local, essentiel pour découvrir et former de nouveaux talents.

Les médailles de bronze de Josée Amoussou, de Chancia Mimbale à Douala et celle du sprinter Franck Wissy Hoye Moukoula à Dakar sont seulement un exploit personnel, mais aussi une source de fierté pour le Gabon, illustrant la résilience et le potentiel des athlètes nationaux même dans des conditions difficiles. L’athlétisme gabonais peut désormais espérer un renouveau et une plus grande reconnaissance sur la scène internationale, à condition qu’il soit accompagné fiancièrement.