Dernière répétition générale réussie pour l’Olympique de Marseille. Au Vélodrome, l’OM a dominé Aston Villa (3-1) grâce à un doublé express de l’international gabonais, de retour dans la cité phocéenne, Pierre-Emerick Aubameyang, entré à l’heure de jeu, et aux éclairs de Greenwood. De bon augure à six jours du déplacement à Rennes, pour l’ouverture de la Ligue 1.
Un premier acte appliqué, sans récompense
Solides dans l’organisation, les Olympiens ont d’abord contrôlé le tempo. Juste avant la pause, Mourinho a distillé un centre tendu dans l’axe (45e+3) sans trouver preneur. Greenwood, très actif, a ensuite gratté un ballon aux abords de la surface, sans plus de réussite. 1-1 à la mi-temps, mais des intentions claires: pressing coordonné, sorties de balle propres et volume sur les côtés.
Les ajustements de De Zerbi
Au retour des vestiaires, Marseille a accéléré. Une séquence déclenchée par Gouiri, conclue par une frappe d’Egan Riley (52e) passée de peu à côté, a donné le ton. À l’heure de jeu (64e), Roberto De Zerbi a lancé Aubameyang et Kondogbia, tandis que Gouiri et Gomes cédaient leur place. En face, Aston Villa répondait avec l’entrée de Guessand. Les changements marseillais ont immédiatement haussé le curseur.
Aubameyang, 16 minutes pour plier l’affaire
Porté par un Vélodrome en fusion, le capitaine des Panthères a rappelé son sens du but. D’abord sur un centre millimétré de Murillo côté gauche, qu’il a coupé au second poteau avant de célébrer d’un salto, son premier depuis son retour (77e, 2-1). Puis sur une action signature de Greenwood: slalom côté droit, service dans un intervalle minuscule, finition en course (80e, 3-1). Entré à la 64e, Aubameyang a changé le match par sa disponibilité, ses appels et son réalisme. Les deux buts inscrits par Aubameyang en 16 minutes, viennent rappeler que le sens du but ne vieillit pas.

PEA, plus qu’un joker ?
S’il fallait tirer des enseignements après ce dernier match test, on retiendrait qu’Aubameyang se présente non pas comme le joker annoncé, mais un veritable facteur X, par sa mobilité retrouvée, la justesse de ses déplacements, et son efficacité clinique. À 36 ans, il lance un message limpide De Zerbi et à toute la ligue 1, avant la reprise. De quoi envisager un rôle plus important au cours de la saison, et notamment en Ligue des champions pour PEA ?
Début de réponse à Rennes, dans six jours pour l’entrée en Ligue 1 des marseillais. Avec des automatismes qui prennent forme et un banc décisif, l’OM d’Aubameyang, acte 2, aborde la reprise avec des certitudes nouvelles. Si le contexte reste celui d’un amical, la copie rendue face à Villa – maîtrise, intensité, réalisme – coche beaucoup de cases.
Aubameyang peut-il signer une saison XXL à 36 ans ? À voir. Mais au Vélodrome, ce samedi, la star des Pabnthères du Gabon, qui disputera un match decisif pour la qualification au Mondial, en septembre prochain face à la Cote d’Ivoire, a montré qu’il en avait encore sous la semelle.
Par @YannickManfoumbi
