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CAF Champions League – Mangasport se saborde et s’éteint aux tirs au but face à Rahimo

La redaction
4 Minutes de lecture

Le stade de Franceville a retenu son souffle… pour rien. Après deux matches sans le moindre but (0-0 à Ouagadougou, 0-0 à Franceville), Mangasport a quitté la scène dès le premier tour, battu 2-4 aux tirs au but par un Rahimo FC organisé, discipliné, venu chercher le nul et la loterie. Les Moandais de de Kevin Djony n’ont que leurs regrets: inefficacité criante, maladresses en série, et un symbole qui fait mal.

Le film: domination stérile, rendez-vous manqué

La balle du 1-0 gâchée (47e). Sur un décalage de Kabinambele à l’entrée de la surface, Hans “Matic” Mboumba se retrouve sur son bon pied gauche, à trois mètres du but. Au lieu d’ajuster le gardien, il choisit la passe en retrait vers le point de penalty. La frappe qui suit s’envole… dans les nuages. Une action qui résume la soirée: juste avant, juste à côté, jamais dedans.

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Rahimo verrouille. Bloc court, densité dans l’axe, gestion des temps faibles: les Burkinabè ont laissé passer l’orage et imposé leur tempo, cassant le rythme, grattant des fautes, éteignant l’inspiration d’un Mangasport sans idées ni changement de cadence.

Les manqués qui coûtent cher

Evouna, Yanga Yanga, Ndong, Mboumba, Mbingui : aucune des cartouches offensives n’a trouvé la mire en 180 minutes. Peu de situations franches, des centres sans preneur, des frappes non cadrées, des choix à contresens dans les 16 mètres. Mangasport a dominé, parfois, mais rarement accéléré. Le geste juste n’est jamais venu.

La séance fatidique “encore” fatale à une équipe gabonaise à Masuku

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Aux tirs au but, la lucidité a tourné court. Les deux premiers tireurs moandais, enfants du club, sensés symboliser la fierté de la formation moandaise, se ratent – Alain Miyogho, puis Samson Mbingui – donnant immédiatement l’ascendant à Rahimo. Les Burkinabè, eux, n’ont pas tremblé: 4 conversions calmes, 2-4, rideau.

Le constat d’AFC : près de 30 ans de désillusions pour Manga

Ce nouvel échec continental prolonge une traversée du désert qui frôle les trois décennies. Malgré des moyens colossaux et la stabilité offerte par la Comilog/Eramet, propriétaire-sponsor, Mangasport n’arrive pas à franchir le seuil continental: mercato léger, manque de créativité, automatises fragiles, pauvreté des choix dans le dernier tiers. Le raté de la 47e minute, c’est un vrai gâchis: l’occasion de basculer a été sabordée par la peur du geste décisif.

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Ce qu’il a manqué à Manga

  1. Inspiration et variations: peu de renversements, peu de courses coordonnées dans le dos, rareté des une-deux autour de la surface.
  2. Tranchant devant: absence de leader de surface, absence d’un grans attaquant, manque de conviction dans la finition.
  3. Gestion des moments clés: incapacité à tuer le match quand Rahimo a reculé, puis manque de sang-froid lors de la séance.

L’analyse d’AFC Sports

Mangasport sort par petite porte, éteint par sa propre maladresse autant que par la discipline de Rahimo. Deux matches, zéro but, puis deux penalties manqués pour entamer la séance: tout était écrit. La qualification était à portée; elle s’est dissoute dans l’indécision. Il faudra autre chose qu’un budget pour briser ce plafond de verre: un plan offensif clair, un hiérarchie de tireurs assumée, et des joueurs prêts à frapper quand la fenêtre s’ouvre. Ce soir, c’est un vrai gâchis. Rahimo, lui, a fait simple: tenir, attendre, conclure.

Par @EbaMinko

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