Pour sa grande entrée dans la cour des grands, Manga DFIP n’a pas démérité, mais le miracle de Casablanca n’a pas eu lieu pour le club de la ville de Moanda. Opposé ce samedi soir au champion du Maroc, Montana, le représentant gabonais s’est incliné sur le score de 25 à 37, dans une rencontre comptant pour la première journée du tournoi continental.
Une entame difficile
Dès les premières minutes, les Gabonais ont peiné à trouver leurs repères. Entre approximations techniques, pertes de balle évitables et manque de fraîcheur physique, Manga DFIP a subi la loi d’une formation marocaine plus en rythme et mieux rodée. Les automatismes tardaient à se mettre en place, rendant la tâche compliquée face à un adversaire au pressing constant et à la finition clinique. Cette entame manquée a permis à Montana de creuser rapidement un écart conséquent, plaçant les Gabonais en position de poursuite dès la première période (24 à 7 à la mi-temps). Ce n’est que dans les 10 dernières minutes de la partie que les hommes du coach Louis Mavoungou ont fait montre d’enthousiasme et de sérieux en dominant leurs adversaires (13-18).

La défense : principal chantier de Manga DFIP
Le secteur défensif a clairement montré ses limites face à l’efficacité offensive des Marocains. Trop souvent en retard dans les replis défensifs, les joueurs gabonais ont laissé de larges boulevards dans l’axe, offrant à Montana de nombreuses opportunités faciles. Les courses défensives manquaient d’intensité, et la coordination entre les lignes s’est avérée défaillante. Dans les buts, les gardiens n’ont pas non plus été dans un grand soir : peu d’arrêts décisifs et une influence limitée au moment de sonner la révolte et de remobiliser la défense. Ce manque de solidité collective a coûté cher à Manga DFIP, qui devra vite corriger le tir s’il veut espérer rivaliser avec les meilleures équipes du tournoi.
Analyse de AFC Sports
La prestation de Manga DFIP, malgré la défaite, laisse entrevoir de réelles perspectives positives. L’arrivée de joueurs d’expérience évoluant à l’étranger tels que Yannick Aubyang, Wora Dia et Darnel Mboutsou, combinée à l’éclosion de jeunes loups ambitieux comme Axel Koumba Fausther, Francis Boussougou , Nzaou Mickmar sans oublier les cadres expérimentés à l’image de Ange Junior Obame, Régis Djimbi, Johan Eyeghe ou encore Tshamda Rolengha, offre une base solide pour construire une équipe compétitive.

Le défi du staff technique sera désormais de trouver la bonne alchimie entre ces différentes composantes pour créer une cohésion durable et un collectif capable de rivaliser avec les cadors du continent.
Cette entrée en matière ratée n’a rien de rédhibitoire pour les « miniers » de Manga. Avec de la rigueur, du travail et une meilleure gestion des temps faibles, ils disposent encore de plusieurs matchs de poule, dont celui de ce lundi face au champion du Bénin Flowers pour se racheter et prouver que le handball gabonais a encore de beaux jours devant lui.
Par @MikelDoussengui

