Au lendemain d’un quart de finale perdu sur le fil face au Red Star ivoirien, les Miniers ont choisi la résilience. Bousculé tout au long du tournoi par des erreurs techniques et des failles défensives, Manga DFIP Handball a trouvé les ressources pour se remettre à l’endroit. Samedi après-midi, les Gabonais ont arraché une victoire héroïque (28-27) contre la JSK de RD Congo, dans un match qui restera comme une leçon de courage et de fierté.
Un duel à haute intensité
Secoués, parfois critiqués – y compris par leurs propres supporters –, les Verts ont répondu sur le terrain. Efficacité offensive (64 % de réussite), gardien impérial (33 % d’arrêts): dans une rencontre étouffante où chaque possession pesait lourd, Manga DFIP a dompté la pression et maîtrisé son money-time. À la dernière seconde, souffle retenu, l’explosion de joie a sonné comme un rappel: le handball gabonais sait encore rugir.
La jeunesse au pouvoir
S’il fallait un symbole, ce serait la prestation des jeunes loups. Francis Boussougou, pour sa première compétition internationale, a illuminé l’aile: homme du match, 100 % au tir, activité constante. Petit par la taille, géant par le talent, le meneur originaire de Port-Gentil a régné sur le parquet: vision, combativité, lucidité. Dans son sillage, Darnel Mboutsou a assuré (5/7), chef d’orchestre déterminé qui a remis le jeu gabonais en musique.

Le cri du renouveau
En quête de la 5e place après un dernier match à jouer, Manga DFIP n’a peut-être pas soulevé le trophée, mais a conquis les cœurs. Dans un contexte de reconnaissance fragile pour le handball national, cette victoire a valeur de manifeste: le Gabon est debout, fier, combatif. “Ce 28-27, c’est plus qu’un score, c’est un message,” glisse un membre du staff. “Même sans moyens, avec discipline et cœur, on peut encore honorer le drapeau.”
L’analyse AFC Sports
La 5e place, à portée de main, doit devenir la fondation d’un projet plus ambitieux. Le prochain adversaire – dominé en poules (29-25) – ne sera pas une formalité, mais une opportunité de valider les progrès. Dans un paysage gabonais où le handball a perdu de sa superbe, la participation de l’équipe soutenue par Comilog/Eramet rappelle la persévérance d’un club et d’une ville. Manga DFIP a prouvé que le Gabon reste une terre de handball: talent, caractère, horizon.
Pendant que certains doutent encore, les Vert et blanc avancent. En Afrique, le respect se gagne sur le terrain.
Par @MikelDoussengui

