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CAN 2025 : Gabon : Mboula « inapte à la haute compétition »… mais 68 minutes de Coupe de France. Qui se moque de qui ?

La redaction
5 Minutes de lecture

Il y a des joueurs « forfaits » qui boitent, des joueurs « incertains » qui s’échauffent, et puis il y a la spécialité maison version Panthères : le joueur déclaré trop fragile pour la CAN… qui joue tranquille en Coupe de France le samedi. Michel Mboula, jeune défenseur gabonais du FC Metz, annoncé sur la touche par le staff technique gabonais au nom de la « préservation » et des « intensités très élevées », a disputé 68 minutes ce week-end lors du 64e tour de Coupe de France face à Biesheim, modeste formation alsacienne, finalement battue 3-0.

Donc récapitulons : la CAN au Maroc serait trop dure, trop intense, trop “haut niveau”… mais un tour de Coupe de France sur une pelouse d’hiver avec des duels, des courses et des contacts, ça passe. À croire que l’Alsace, en décembre, serait une zone de récupération active. Ou alors, hypothèse plus simple : Mboula n’était pas ce forfait qu’on croyait.

Un « inapte » très actif : tacles parfaits et duels gagnés

Sur le terrain, Mboula n’a pas donné l’impression d’un joueur en sursis médical. Au contraire : grosse activité, présence, et statistiques qui piquent un peu quand on se souvient du communiqué alarmiste. Le Gabonais termine sa sortie à la 68e minute (remplacé par Moustapha Diop) avec une copie propre : 100 % de tacles réussis, 100 % d’interceptions, cinq dégagements, six récupérations, 100 % de duels gagnés, 100 % de duels aériens gagnés, une faute commise et zéro faute subie. Le genre de ligne qui ressemble davantage à “prêt pour la CAN” qu’à “risque majeur”.

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Et pendant ce temps, côté sélection, on attend toujours l’objet mystérieux du feuilleton : le certificat médical que le staff de Mouyouma espérait brandir pour justifier un remplacement. Sauf que Metz, lui, n’a visiblement jamais eu l’intention d’écrire noir sur blanc que Mboula ne pouvait pas jouer. Encore moins quand il l’aligne titulaire.

Le Gabon se prive d’un profil rare… au pire moment

Ce qui rend l’histoire plus gênante que drôle, c’est le contexte sportif. Mboula, c’est l’un des rares défenseurs gabonais à évoluer dans un championnat du très haut niveau européen (et même le seul titulaire dans le Top 5, si l’on parle strictement “défenseur”). Un profil précieux dans une CAN où le Gabon affiche l’ambition de viser au moins les quarts de finale.

Sauf que les Panthères arrivent déjà avec des trous dans le puzzle : Aubameyang absent du premier match, Kanga également annoncé suspendu, et Lemina incertain pour l’entrée en lice contre le Cameroun. Dans ce décor, se priver en plus d’un défenseur en rythme — ou le sortir sur une histoire médico-administrative floue — ressemble à un luxe… que le Gabon n’a pas.

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La vraie question : qu’est-ce qu’on raconte au groupe ?

Au fond, ce qui inquiète, ce n’est pas seulement le cas Mboula : c’est le signal. Un joueur écarté au nom de l’intensité, puis vu en pleine intensité deux jours plus tard, ça pose une question très simple : qui pilote la communication et la cohérence sportive ? Le staff technique ? La fédération ? Les deux en même temps, ce qui revient souvent à dire “personne”.

Mboula, lui, a répondu de la manière la plus brutale : avec un match. 68 minutes. Un 3-0. Et une conclusion implicite : quand on peut jouer la Coupe de France, on peut au moins discuter une place à la CAN.

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Reste maintenant à savoir si, au Gabon, on préfère les défenseurs sur la pelouse… ou les “forfaits” dans les communiqués.

Par @AnthonyOkins

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