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CAN 2025 : Brahim Diaz allume la mèche, le Maroc s’impose face aux Comores et lance “sa” CAN

La redaction
3 Minutes de lecture

Le rideau s’est levé, et avec lui cette sensation unique : celle d’une Coupe d’Afrique qui recommence à battre au rythme des tribunes. Sous une pluie insistante mais dans une ambiance électrique, le Maroc a réussi son entrée dans sa CAN, en dominant les Comores (2-0) ce dimanche en match d’ouverture. Les Lions de l’Atlas n’ont pas été parfaits, mais ils ont été fidèles à l’essentiel : gagner, rassurer, et poser d’entrée leur candidature au titre devant un public déjà acquis à la cause.

Dans un match toujours délicat à négocier — celui où l’on porte le statut, l’attente et la pression — les hommes de Walid Regragui ont trouvé leur guide en Brahim Diaz, le Madrilène qui a mis le Maroc sur les rails en ouvrant le score, donnant enfin de l’air à une équipe d’abord crispée par l’enjeu. Le scénario avait pourtant commencé par une contrariété : un penalty obtenu tôt, mais manqué par Soufiane Rahimi, puis la sortie sur blessure du capitaine Romain Saïss. Deux coups de froid qui auraient pu gripper la machine. Au lieu de cela, le Maroc a insisté, a dominé, et a fini par imposer sa logique.

Libéré par ce premier but, le Maroc a ensuite dû gérer un court moment de flottement, lorsque Nayef Aguerd s’est interrompu en croyant à un coup de sifflet, offrant une occasion aux Comores, finalement annihilée par Bounou. Un avertissement sans frais. La suite a ressemblé à ce que les Lions de l’Atlas savent faire quand ils prennent la main : contrôle, maîtrise, et le coup de grâce. Il est venu d’un geste de grand attaquant : Ayoub El Kaabi, auteur d’un ciseau retourné somptueux pour sceller définitivement le succès (2-0).

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Le Maroc démarre fort, et surtout, il démarre juste.

Au-delà du terrain, cette ouverture avait aussi un parfum particulier pour les supporters gabonais. Parce que le Maroc est un pays très ami du Gabon — le Roi y a ses habitudes, notamment du côté de la Pointe Denis — et parce que le Royaume abrite l’une des plus importantes diasporas gabonaises : le Maroc est la troisième plus grande communauté gabonaise à l’étranger. Dans les tribunes comme dans les rues d’Agadir, la CAN s’annonce aussi comme une rencontre des peuples, au-delà des sélections.

Et pendant que les Lions de l’Atlas prennent leur envol, une autre affiche approche déjà : Gabon–Cameroun, le 24 décembre à Agadir. Un rendez-vous brûlant pour les Panthères, qui s’apprêtent à entrer à leur tour dans la compétition… dans un Maroc lancé, vivant, et déjà pleinement en mode CAN.

Par @YannickManfoumbi

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