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CAN 2025 – Gabon–Cameroun : voisins, rivaux… et toujours un peu famille

La redaction
5 Minutes de lecture

Le 24 décembre à 21h au stade d’Agadir, le Gabon et le Cameroun se retrouvent dès la 1re journée du groupe F. Un classique d’Afrique centrale : deux voisins qui se chambrent depuis toujours, se disputent chaque ballon comme un héritage, mais se croisent aussi tous les jours dans la vie réelle. Au Gabon, le Cameroun est d’ailleurs la première communauté étrangère, ce qui donne à cette rivalité un parfum particulier : on se défie fort sur le terrain, puis on se recroise au quartier, au marché, au travail. Une opposition de “frères ennemis”, version football.

Le souvenir qui revient forcément, en dehors de la CAN 2017, c’est l’Angola 2010 : le “grand Cameroun” de Samuel Eto’o avait chuté (0-1) sur un but de Daniel Cousin, avec un Didier Ovono en état de grâce et une génération gabonaise portée par la discipline et l’audace. Quinze ans plus tard, le décor a changé, mais l’histoire a une drôle de façon de se répéter : Ecuele Manga et Pierre-Emerick Aubameyang sont encore là, et le Gabon sait qu’un Cameroun favori peut tomber… si le match tourne.

Un Cameroun armé devant, mais pas totalement apaisé

Sur le papier, les Lions Indomptables restent l’un des poids lourds du continent : cinq CAN (1984, 1988, 2000, 2002, 2017) et une sélection dense, mêlant Europe, Golfe et championnat local. Surtout, ils arrivent avec une nouvelle figure de proue : Bryan Mbeumo, désormais à Manchester United après un transfert estimé à plus de 80 M€. Percutant, efficace, capable d’allumer une rencontre sur une accélération, il est la menace numéro 1 pour la défense gabonaise.

Autour, les Lions ont du vécu : Bassogog, N’Koudou, Magri, des profils de transitions rapides, et un staff qui a travaillé ces derniers jours sur le mouvement, les sorties de balle et la réaction défensive. Les Lions ont aussi effectué un match d’évaluation à huis clos contre la Renaissance Club (1-1) et semblent arriver dans une ambiance plutôt légère à Agadir.

Mais tout n’est pas lisse : le Cameroun traîne encore ses tensions institutionnelles, symbolisées par le feuilleton autour du sélectionneur Marc Brys et le bras de fer avec la fédération présidée par Samuel Eto’o. Sur le terrain, cela ne se voit pas toujours… jusqu’au moment où ça se voit.

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Les points forts… et les zones où le Gabon peut les piquer

La force du Cameroun, c’est sa capacité à monter en puissance dans un tournoi et à transformer n’importe quel match fermé en bascule sur un détail : une transition, un centre, un duel gagné. Le choix de capitaines (Epassy, Nouhou Tolo, Bassogog) dit aussi quelque chose : un groupe qui veut de l’impact et de l’expérience.

Ses fragilités potentielles, elles, se situent dans l’équilibre : une défense aux profils variés et parfois dispersés (Europe, MLS, Afrique du Nord), un gardiennage qui peut être solide mais pas toujours souverain, et surtout une question de cohérence collective : le Cameroun a du talent, mais il n’a pas toujours de la continuité. C’est là que le Gabon peut exister : en imposant un match de duels, en verrouillant Mbeumo, et en exploitant les secondes balles.

Le Gabon peut-il refaire le coup de 2010 ?

L’Analyse de AFC Sports : L’historique penche nettement côté camerounais (25 matches : 12 victoires Cameroun, 10 nuls, 3 victoires Gabon). Mais la CAN n’est pas une ligue : c’est un tournoi, et le Gabon sait y faire quand il faut survivre. D’autant que cette fois, les Panthères arrivent avec des incertitudes majeures (Aubameyang annoncé forfait pour le premier match, et d’autres cadres questionnés), ce qui rend l’équation simple : il faudra une prestation collective, intense, et une efficacité maximale.

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Le Cameroun peut viser le titre, oui. Mais face au Gabon, il devra d’abord gérer un piège typique : un voisin qui le connaît par cœur, qui n’a rien à perdre, et qui rêve de revivre une soirée à la Ovono. Agadir n’est pas Luanda, mais l’histoire, elle, adore les rappels.

Par @AnthonyOkins

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