Cette fois, c’est officiel : AB Sport a levé le voile sur le nouveau maillot des Panthères, celui qui doit s’imposer après la CAN 2025. Après des semaines de flou, de retards et de commentaires parfois acides, le Gabon tient enfin une collection lisible, moderne, et surtout cohérente dans ses codes. Sur les visuels publiés, trois déclinaisons retiennent l’attention : le blanc, le jaune et une tenue gardien violette. Le point commun ? Un style épuré mais travaillé, qui donne de la présence au blason et une vraie identité d’ensemble. AFC Sports décortique.
Un design sobre, mais intelligent
La tenue blanche est la plus “classe” : elle joue sur un graphisme discret (motifs en arrière-plan) et un contraste réussi avec les finitions bleu/jaune/vert au col et aux manches, comme un rappel direct du drapeau sans tomber dans la surcharge.

Le jaune est plus frontal, plus “Panthères”, pensé pour les tribunes et l’impact télé : c’est simple, efficace, immédiatement identifiable.

Quant au violet gardien, il sort du registre habituel (souvent noir ou vert), et apporte une touche premium, presque “édition spéciale”, qui modernise l’image du poste. À l’arrivée, AB Sport propose une gamme qui ne crie pas, mais qui marque, et c’est souvent ce qu’on demande à un maillot de sélection : être reconnaissable en une seconde.
Belle tenue, mais réalité à rappeler : ce n’est pas un sponsoring
Reste le point que beaucoup oublient — ou feignent d’oublier : ces maillots ne sont pas un sponsoring, ce sont des équipements achetés. Autrement dit : ce n’est pas AB Sport qui “investit” sur le Gabon comme le ferait un équipementier partenaire ; c’est une commande financée par de l’argent public, donc par le contribuable. La FEGAFOOT, dans ce schéma, n’est pas en position de “recevoir” un soutien : elle est en position de consommer un budget. Et cela change tout, notamment sur la perception : quand le public paie, le public critique — et c’est normal.
L’Analyse de AFC Sports
C’est précisément là que le dossier doit évoluer : le Gabon a des stars, une image, une diaspora, une CAN comme vitrine. Une sélection de ce niveau devrait viser un vrai sponsor maillot, capable d’alléger (ou de supprimer) la facture pour l’État, tout en professionnalisant la stratégie marketing de la fédération. Ces nouveaux maillots sont une bonne nouvelle sur le plan de l’image. Mais ils rappellent aussi une urgence : le Gabon doit enfin transformer sa notoriété sportive en partenariat durable, et sortir de la logique où l’on achète ce que d’autres pays obtiennent par sponsoring.
Par @AnthonyOkins
