Ad image

Football – CAN 2025 – Indispensable Lemina : capitaine de l’ombre et patron tactique des Panthères

La redaction
6 Minutes de lecture

On a beau raconter ce Cameroun–Gabon (1-0) comme une soirée frustrante, il y a un détail qui dit tout : le Gabon a commencé à ressembler à une équipe au moment exact où Mario Lemina, dont cœur des Panthères bat à son rythme, a posé ses crampons sur la pelouse. Entré à la 32e minute en compagnie de Pierre‑Emerick Aubameyang, le milieu de Galatasaray a fait ce qu’il fait depuis plus de deux ans avec les Panthères : il remet l’ordre. Pas avec des discours, mais avec des mètres avalés, des angles de passe, et une autorité tactique qui transforme un collectif flou en bloc cohérent.

Avant Lemina : un Gabon qui subit plus qu’il ne joue

Le Cameroun marque tôt et gère, le Gabon court, s’éparpille, et manque d’un vrai point fixe au milieu pour calmer le jeu, connecter la relance à l’attaque, et surtout empêcher l’adversaire de s’installer confortablement. Le genre de match où tu sens que, sans un patron au cœur du jeu, tu peux “essayer” pendant 90 minutes sans jamais vraiment menacer. À la 32e : le vrai capitaine (dans le jeu) entre, et le paysage change

- publicité -
Ad imageAd image

L’entrée de Lemina n’a pas seulement été un renfort : c’était une réorganisation express.

On l’a vu immédiatement dans son comportement : il redescend pour aider la première relance, parfois comme une sentinelle n°1, presque un troisième relayeur défensif ; il vient chercher le ballon dans les pieds des défenseurs pour lancer proprement ; il oriente, il distribue, il recolle les lignes.

C’est exactement pour ça que beaucoup le considèrent comme le capitaine officieux de cette sélection : parce qu’il “commande” le match par la structure. Le Gabon, avec lui, retrouve de la sérénité au milieu, donc de l’air ailleurs. Les stats confirment l’impression : propre, utile, et déjà haut sur le terrain

Lesnstats parlent d’elles-mêmes : Lemina termine avec une note 6.7 sur Sofascore et surtout un volume de passes qui illustre son rôle de stabilisateur :

Passes réussies : 32/39 (82%); passes dans la moitié adverse : 19/24 (79%); passes dans sa propre moitié : 13/15 (87%); passes longues réussies : 2/4 (50%).

- Publicité -
Ad imageAd image

Traduction : “ Super Mario” n’est pas entré pour faire du highlight. Il est entré pour faire circuler, remettre le Gabon dans le match, et installer une base. Le chiffre le plus parlant, c’est peut-être ce 19/24 dans la moitié adverse : pour un joueur qui entre à la 32e, ça raconte une équipe qui, avec lui, arrive enfin à jouer plus haut et à respirer dans le camp d’en face.

Box-to-box à la gabonaise : sentinelle, relanceur… et parfois avant-centre

- Publicité -
Ad imageAd image

Lemina, c’est aussi ce joueur qui refuse de rester enfermé dans une case. Oui, il stabilise derrière. Mais il a aussi ce réflexe de se projeter, de surgir à l’entrée de la surface, d’être dans les zones où tu ne l’attends pas. Cinq minutes après son entrée, on le voit déjà se retrouver en position avancée, presque à reprendre un ballon “comme un 9”. Ce n’est pas anodin : ça force l’adversaire à s’ajuster, ça crée un doute, ça gagne des mètres.

Et, mécaniquement, ça a fait reculer le Cameroun par séquences. Aubameyang a peu touché de ballons, n’a pas créé un énorme danger direct… mais avec Lemina, la menace devient plus “collective” : l’équipe est mieux placée, mieux tenue, plus dense au milieu.

Le message (et la suggestion de AFC Sports) : bâtir autour de Lemina, pas à côté

La CAN, c’est la compétition des équipes qui savent exactement qui elles sont. Et le Gabon, aujourd’hui, sait au moins une chose : sans Lemina, il manque une colonne vertébrale. C’est le joueur di milieu au plus haut niveau, celui qui a le plus gros volume, et surtout celui qui sert de relais naturel du staff pendant les matchs.

La suite devrait donc être simple : si Lemina est apte, il doit être point fixe du dispositif, pas option “plan B” ; Mouyouma doit s’appuyer sur lui pour tenir le match, gérer les temps faibles, et imposer une identité ; et le Gabon doit arrêter de chercher un capitaine dans les symboles : il l’a déjà, il joue au milieu, il met de l’ordre, et il s’appelle Mario Lemina.

Parce que dans ce genre de match, il peut te manquer un dribbleur, un finisseur, un coup franc. Mais sans ton stabilisateur, il ne peut pas te manquer surtout ce qui fait gagner une CAN : l’équilibre.

Par @YannickManfoumbi

Share This Article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *