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Sport – Footing d’Oligui à Koula-Moutou : le signe d’un Président qui fait du sport un acte de gouvernance

La redaction
4 Minutes de lecture

Il y a des chefs d’État qui découvrent l’intérieur du pays à travers une vitre fumée, itinéraire verrouillé et bain de foule chronométré. Et puis il y a Brice Clotaire Oligui Nguema qui, à Koulamoutou, comme dans d’autres villes du pays, a rappelé qu’on pouvait aussi “visiter” une ville… au rythme d’une foulée. En séjour dans la province de l’Ogooué‑Lolo pour les festivités de fin d’année — réveillon compris — le Président élu en avril dernier a respecté une habitude désormais bien identifiée lors de ses déplacements : un footing collectif, avec membres de son cabinet, responsables gouvernementaux et personnalités présentes, avant de reprendre la route. Particularité du jour : un maillot du FC Barcelone sur le dos, clin d’œil assumé au club dont il est un grand fan.

L’image, largement partagée, a quelque chose de neuf dans l’histoire politique gabonaise : un président qui arpente les rues en courant, sans protocole apparent, comme une équipe qui fait sa reconnaissance avant le coup d’envoi. Ici, pas de tapis rouge : le bitume, les carrefours, les quartiers, les visages. Et surtout une idée simple mais puissante : voir un pays à hauteur d’homme. En footing, tout parle : l’état des voiries, la circulation, les chantiers, les abords des habitations, la vie quotidienne. Et puis il y a ce supplément d’âme : les salutations au passage, les encouragements, les sourires, ce mélange de proximité et de curiosité qui dit beaucoup du lien entre le pouvoir et la rue.

Cette séquence n’est pas anodine au regard de l’actualité sportive. Car, ces derniers jours, Oligui Nguema a surtout fait parler de lui pour sa fermeté à l’égard du football gabonais, après l’échec des Panthères à la CAN 2025. Sa prise de parole en Conseil des ministres, puis les décisions annoncées par le gouvernement, ont porté un message clair : le sport ne peut plus être géré comme une affaire secondaire. Le chef de l’État a martelé l’idée que le football est une composante de la cohésion nationale, et non un simple divertissement. En creux, le footing de Koulamoutou prolonge cette ligne : le sport n’est pas seulement un spectacle à commenter, c’est aussi une culture de l’effort, un langage commun et un outil d’exemplarité.

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À sa manière, le Président fait donc du sport une scène politique positive. Courir, ce n’est pas seulement “faire du sport” : c’est donner un signal. Celui d’un État qui veut remettre de la méthode là où l’improvisation a trop longtemps régné — y compris dans le football. Celui d’un pouvoir qui veut incarner une discipline, un rythme, un engagement. Et celui d’un dirigeant qui cherche, par un geste simple, à retisser une proximité : on ne découvre pas un pays seulement dans les dossiers, on le comprend aussi dans ses rues, dans son souffle, au contact direct des populations.

L’Analyse de AFC Sports

Dans un Gabon où l’on reproche souvent à la fonction présidentielle sa distance, cette scène de Koulamoutou raconte autre chose : un président qui ne se contente pas d’être vu, mais qui va voir. Et qui, en ces temps de tempête sportive, réaffirme par le geste ce qu’il dit par les mots : le sport est un enjeu de nation — parce qu’il parle d’identité, de rigueur, de fierté collective. À Koulamoutou, Oligui Nguema a fait un footing. Mais il a surtout donné une image : celle d’un pouvoir qui veut remettre le sport au centre, non pas comme un loisir, mais comme une affaire sérieuse.

Par @YannickManfoumbi

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