Cantonné à quelques minutes lors de la dernière CAN et freiné par des blessures et une saison en pointillés à Angers, Jim Allevinah tente le grand dépaysement : l’ailier gabonais file à Istanbul, prêté sans option d’achat à Kasımpaşa. Objectif : retrouver ses jambes, son feu… et redevenir un vrai problème pour les défenses.
Il a traversé la dernière CAN comme une ombre pressée : quelques minutes grappillées face au Cameroun, le temps de rappeler qu’il existait encore, puis retour au banc. Pas exactement le scénario rêvé pour un joueur qui, avec les Panthères, a longtemps été synonyme de course, de percussion et de débordements qui finissent en centres “à l’ancienne”. À 30 ans, Jim Allevinah a donc choisi le remède le plus simple du football moderne : changer d’air. Direction Istanbul, où Kasımpaşa l’accueille en prêt sans option d’achat jusqu’à la fin de saison. Et oui, ça sent le “restart” assumé.
À Angers, l’histoire avait commencé avec une promesse : expérience, vitesse, profondeur. Elle s’est écrite avec des parenthèses, notamment une blessure qui l’a écarté des terrains plusieurs semaines. Bilan : 37 matches, 3 buts, 4 passes décisives et cette sensation frustrante de ne jamais réussir à enchaîner assez longtemps pour redevenir le Allevinah qu’on connaissait à Clermont : celui qui colle un crochet, met le feu à son couloir et court encore quand les autres ont déjà demandé l’oxygène.

Mais le CV reste solide : plus de 150 matches pros, une réputation de joueur explosif et généreux, et surtout 35 sélections avec le Gabon pour 8 buts avec les Panhtères. En Süper Lig, championnat où les tribunes vivent les matches comme des séries Netflix (avec drame, cris, complots et retournements), Allevinah vient chercher ce qui manque à tout attaquant en panne : du temps de jeu, de la confiance, et un terrain où son football d’instinct peut respirer.
L’Analyse de AFC Sports
Pour Angers, ce prêt ressemble à une solution élégante : on laisse le joueur se relancer sans couper le lien (contrat jusqu’en juin 2027). Pour Allevinah, c’est une prise de risque mesurée : partir pour mieux revenir, ou partir pour se réinventer. Une chose est sûre : à Istanbul, on ne lui demandera pas d’être discret. Et tant mieux, parce qu’un ailier, ça sert à faire du bruit.
Par @BenjaminMouity
