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Handball – CAN 2026 : héroïques Panthères : le Gabon s’offre la Coupe du Président au bout du suspense (29-27)

La redaction
7 Minutes de lecture

Sorties trop tôt du tableau “noble” à Kigali, les Panthères du Gabon ont transformé la Coupe du Président en terrain de reconquête… jusqu’au sacre. En finale, elles ont dompté le Cameroun au mental et à la maîtrise (29-27, 18-13 à la pause) pour décrocher un titre qui vaut double : la 9e place du tournoi et la qualification pour la CAN 2028. Deuxième trophée continental senior du hand gabonais, deuxième Coupe du Président CAHB, ce triomphe a des airs de petit miracle pour un pays sans championnat depuis plus de cinq ans. Et si ce n’était pas une parenthèse, mais un rappel : le Gabon est une terre de hand.

Ils étaient venus à Kigali avec un statut de “survivants”, un regroupement tardif et des primes toujours attendues. Ils repartent avec un trophée continental et un message plein les mains. En battant le Cameroun en finale (29-27, 17-13 à la mi-temps), les Panthères du Gabon remportent la Coupe du Président de la CAHB, s’ouvrent la route de la CAN 2028 et rappellent, dans un petit miracle grandeur nature, que le handball gabonais n’a jamais cessé d’être une terre de champions.

Ils l’ont fait. Dans une finale électrique, rugueuse, presque irrespirable, les Panthères du Gabon ont dompté les Lions du Cameroun (29-27) pour soulever la Coupe du Président de la Confédération africaine de handball. À la pause : 17-13. Une “consolation”, dit le règlement. Une sensation, répond le terrain. Et surtout, un billet validé pour la CAN 2028.

Une finale gagnée au cerveau, au cœur… et à la défense

Le match avait tout du piège : une finale, de l’enjeu, du Cameroun en face et un contexte extra-sportif pesant comme une chape. Les Panthères ont d’abord tremblé un peu, le temps de se mettre dans la peau des “experts” qu’elles venaient pourtant de redevenir depuis le début de cette Coupe du Président. Puis, à partir de la 8e minute, le Gabon a pris les commandes. Et il ne les a plus lâchées.

À la pause, 18-13. Un matelas, pas un canapé. Mais suffisant pour installer ce qui fait gagner les finales : la discipline, la solidarité, les replis, les ballons grattés, les temps morts bien sentis. Le Cameroun est revenu, forcément. Une finale sans frayeur n’est pas une finale. Mais le Gabon a tenu, et a frappé au bon moment pour finir devant : 29-27.

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Tabanguet, l’habitude d’être “homme du match”

Au milieu de ce combat, Chérubin Tabanguet a encore fait du Tabanguet : des prises d’initiative, du culot, de l’efficacité, et une défense camerounaise mise en apnée. Résultat : homme du match pour la quatrième fois. À force, ce n’est plus une récompense, c’est une signature.

Dans le vestiaire, il y a aussi eu une voix pour remettre tout le monde dans l’axe : Yannick Aubyang, cadre de la sélection, a su ramener les esprits à l’essentiel. Jouer cette finale. La gagner. Et laisser parler le terrain. Mission accomplie.

Un deuxième sacre… qui raconte une histoire

Ce trophée, ce n’est pas juste une médaille de consolation. C’est une ligne de plus dans l’histoire du hand gabonais. Car le Gabon n’en est pas à son coup d’essai :

CAN 2022 : match pour la 9e place (finale de la Coupe du Président), victoire contre le Nigeria 27-18 (16-12 à la mi-temps).

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CAN 2026 : nouvelle victoire en finale de la Coupe du Président, contre le Cameroun 29-27 (18-13), et donc 9e place à nouveau.

Traduction : le Gabon a déjà remporté la Coupe du Président à deux reprises. Deux fois, ce n’est plus un hasard. C’est une compétence.

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La victoire, et le message : “à vous maintenant”

Mais cette victoire est aussi un message adressé, sans détour, à l’État gabonais. Car cette équipe a bataillé dans la douleur : regroupement tardif, absence de prime de regroupement, pas de prime de match jusqu’ici. Et malgré tout, des joueurs qui s’arrachent, qui serrent les dents, qui gagnent.

C’est précisément là que le sport devient politique au sens noble : quand une équipe nationale rappelle qu’elle représente plus qu’un score, qu’elle porte une fierté collective, et qu’elle mérite un accompagnement à la hauteur.

Le petit miracle… et l’obligation de le rendre normal

Le plus fou, au fond, c’est que ce sacre arrive alors que le championnat local est à l’arrêt depuis plus de cinq ans. Pas de rythme, pas de vitrine, pas de week-ends brûlants dans les gymnases, pas de Coupe du Gabon pour faire monter la température. Et pourtant, Kigali a vu des Panthères gagner, encore.

L’Analyse de AFC Sports

Les Panthères rentrent avec une coupe, une qualification et une preuve : le Gabon est une terre de hand. Il appartient désormais à l’État, comme il a toujours su le faire quand l’essentiel est en jeu, de prendre pleinement ses responsabilités pour que ces exploits cessent d’être des miracles… et deviennent une normalité.

Alors oui, ces exploits ont des airs de “petits miracles”. Mais un pays ne peut pas vivre au miracle. Il est temps que le handball reprenne sa place au Gabon. Parce que ce titre le crie : le Gabon est une terre de hand, et cette équipe mérite mieux qu’un exploit isolé. Elle mérite une continuité. Et, pourquoi pas, une décoration.

Par @StaelMavioga & @AnthonyOkins

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