Il y a des réformes qui font du bruit parce qu’elles annoncent de grands projets. Et puis il y a celles qui font trembler parce qu’elles commencent par une question très simple : “Qui existe, qui est en règle, et qui a le droit de parler au nom du sport gabonais ?” Le 17 février 2026, le Ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts (chargé de la vie associative) a publié un communiqué qui ressemble à un détail administratif… mais qui est en réalité une bascule de gouvernance : un recensement national des associations sportives sur tout le territoire, du mercredi 18 février au vendredi 03 mars 2026, piloté par la Direction Générale des Sports.
Sur le papier, l’État veut “élaborer une cartographie et un fichier statistique national des associations sportives et leurs licenciés” pour “faciliter la planification, la régulation et le développement”. Dans la réalité, c’est un changement d’époque : pendant des années, le sport gabonais a fonctionné comme un grand marché ouvert, où certaines structures se présentaient comme fédérations, ligues ou clubs sans que l’on sache toujours, avec précision, et surtout avec pièces à l’appui, qui est conforme, qui est à jour, qui détient un récépissé, qui dispose d’un agrément technique, qui a des licenciés réels et qui vit surtout de sa réputation. Là, le ministère décide de faire ce que les systèmes sérieux font toujours avant d’investir : mesurer et qualifier l’écosystème.
La “méthode Kessany” : du flou au fichier, et du fichier à la responsabilité
Ce recensement, c’est aussi une signature politique. Paul Ulrich Kessany n’est pas un ministre parachuté de nulle part : c’est un ancien footballeur, et surtout le deuxième international gabonais de l’histoire à occuper ce portefeuille, après René Ndemezo Obiang. Son communiqué annonce une logique claire : le sport ne peut plus être une zone de non-droit administratif, surtout quand il sollicite l’argent public pour des compétitions internationales, des stages, des primes, des billets d’avion et des hôtels.
La liste des structures concernées dit tout : Comité National Olympique, Comité National Paralympique, fédérations, ligues nationales, ligues provinciales, sous-ligues, clubs. Et le dossier demandé est un véritable “scanner” de conformité :
- statuts + règlement intérieur,
- justificatifs d’affiliation (national/continental/international),
- liste du comité directeur,
- avis technique du ministère des Sports,
- récépissé provisoire ou définitif du ministère de l’Intérieur,
- agrément technique du ministère des Sports,
- licences des sportifs et des membres

Le message est limpide, et la note de bas de page est un coup de sifflet : “Passé ce délai, plus aucune association ne sera prise en compte.” Autrement dit : soit vous existez légalement et sportivement, soit vous disparaissez des radars de l’État. Et dans un pays où le financement public et la logistique étatique tiennent souvent lieu de carburant principal, “disparaître des radars” n’est pas une métaphore.
Les “intouchables” vont crier au tsunami. Tant mieux !
Il faut le dire : certaines fédérations, notamment celles qui brassent beaucoup d’argent, de pouvoir symbolique et de voyages internationaux, risquent de présenter cette réforme comme un “tsunami administratif”. En réalité, ce tsunami n’est que l’hygiène minimale d’un État qui finance et qui veut savoir. Le sport gabonais a longtemps fonctionné dans un chaos entretenu par l’habitude : “on a toujours fait comme ça”. Sauf que “comme ça” produit les mêmes crises : saisons qui démarrent tard, compétitions bloquées, subventions sans traçabilité, querelles de légitimité, structures fantômes, et une dépendance chronique à la perfusion publique.
L’Analyse de AFC Sports
Ce recensement peut ouvrir une nouvelle page. La réforme dérange, donc elle est utile. Et pour une fois, au Gabon, on ne commence pas par le discours : on commence par le fichier. Ce n’est pas spectaculaire comme un retourné acrobatique. C’est précisément pour ça que c’est sérieux.
Par @YannickManfoumbi

Je tiens à féliciter le ministre des sports et ses collaborateurs pour toutes ses nouvelles réformes ,car l’état gabonais investit énormément d’argent en matière de sport mais qui malheureusement cet argent est détourné par un certain nombre de personnes qui ne remplissent pas les critères et il faut que ça s’arrête l’histoire de coquin . Je reste optimiste et crois à la vision qu’il souhaite impulser, afin que le sport gabonais puisse retrouver ces lettres de noblesse.
Je tiens à féliciter le ministre des sports et ses collaborateurs pour toutes ses nouvelles réformes ,car l’état gabonais investit énormément d’argent en matière de sport mais qui malheureusement cet argent est détourné par un certain nombre de personnes qui ne remplissent pas les critères et il faut que ça s’arrête l’histoire de coquin . Je reste optimiste et crois à la vision qu’il souhaite impulser, afin que le sport gabonais puisse retrouver ces lettres de noblesse.