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Football : UNIFFAC U17 : le Gabon finit par gagner (3-0)… mais il est déjà trop tard

La redaction
3 Minutes de lecture

À Kinshasa, les Panthères U17 ont terminé leur campagne comme on ferme une soirée ratée : avec un dernier morceau réussi, histoire de rentrer avec un peu de dignité. Déjà sorties après les claques contre le Cameroun (5-1) et la RDC (3-1), elles ont battu la Centrafrique 3-0, ce vendredi 27 février 2026 au stade Tata Raphaël. Une victoire propre, nette, presque rassurante. Sauf qu’elle arrive au moment où le tournoi n’attend plus rien d’elles, sinon une photo de fin.

Le match, lui, a été sérieux. Pressing haut, intentions claires, et enfin ce visage qu’on cherchait depuis la première minute du tournoi. À la 12e, Noguy Nlemadielemane (14) plante un coup franc limpide : 1-0, et le Gabon respire. La Centrafrique tente, frissonne même avec une acrobatie (19e), mais le Gabon contrôle. Et dans le money-time, il appuie : Basile Ondo claque une tête à la 84e, confirmant qu’il aura été l’un des rares à tenir son rang sur la durée, puis Destiné Koubouass clôt l’affaire à la 90e d’un centre-tir qui surprend tout le monde. Score final : 3-0. Une sortie avec la manière.

Mais c’est précisément là que ça pique : pourquoi ce niveau-là n’a-t-il pas existé plus tôt ? Le sélectionneur Ngoma parle d’enfants “boostés” et d’une meilleure organisation. Très bien. Sauf qu’en tournoi court, le football ne récompense pas les équipes qui se réveillent à la fin. Il récompense celles qui arrivent prêtes, structurées, habituées au rythme et à l’exigence. Kinshasa aura montré une chose simple : le Gabon a du talent, mais il manque d’un environnement qui transforme ce talent en constance.

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Cette victoire sauve l’honneur, pas la trajectoire. Elle doit surtout servir d’alarme : si le Gabon veut éviter que ses sélections jeunes ne vivent éternellement la même histoire (un bon match “pour finir”), il faut reconstruire très tôt : compétitions régulières par catégories, détection élargie, encadrement formé, et une vraie continuité entre clubs, ligues et sélection. Parce qu’à 17 ans, on ne “fabrique” pas une équipe : on révèle un système. Et à Kinshasa, le système gabonais a surtout révélé qu’il est urgent de le remettre sur ses rails.

Par @AlvinObiang

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