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National Foot – Gabon : À Lambaréné, le foot gabonais a rallumé la lumière, pourvue que ça dure !

La redaction
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Il a fallu attendre, douter, patienter encore. Puis samedi, à Lambaréné, le National Foot 1 a enfin repris sa place dans le paysage. Entre cérémonie de lancement, présence gouvernementale, ferveur populaire et victoire maîtrisée de Mangasport face au Stade Migovéen (1-0), le football gabonais a offert plus qu’un simple match d’ouverture : une image de relance, presque une promesse de renaissance.

Un lancement qui valait plus qu’un protocole

Au Gabon, la reprise du championnat n’est jamais un événement banal. Elle charrie toujours un peu plus que du sport : de l’attente, de la mémoire, des frustrations accumulées et ce besoin presque vital de revoir le football local reprendre ses droits. À Lambaréné, samedi, il y avait tout cela à la fois. Au bord de l’Ogooué, le lancement officiel de la saison 2025-2026 du National Foot 1 avait des allures de redémarrage symbolique, comme si tout le monde voulait croire, au moins pour un après-midi dans le stade Jean Koumou, que la machine pouvait repartir pour de bon.

Le décor, lui, avait été soigné. Le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, entouré de deux collègues du gouvernement et d’anciennes gloires du football gabonais, a lui-même donné le coup d’envoi symbolique de la saison, sur une passe de Guy Nzeng, ancien d’Azingo National et premier buteur gabonais de l’histoire en Coupe d’Afrique des nations. Une image forte, simple, presque tendre : celle d’une transmission entre générations, entre ceux qui ont porté le football gabonais hier et ceux qui doivent le remettre debout aujourd’hui.

Derrière le geste, il y avait aussi un message. Celui d’un ministère qui veut reprendre la main, remettre de l’ordre, redonner du rythme et replacer le sport national dans une logique d’organisation plus lisible.

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Mangasport en patron, Migovéen en promu courageux

Sur le terrain, l’affiche d’ouverture opposait le Stade Migovéen, de retour parmi l’élite, à l’AS Mangasport, championne en titre et toujours référence du football gabonais. À la pause, le 0-0 disait assez bien la physionomie d’une première période sérieuse, tactique, appliquée, où chacun avançait avec prudence. Le promu voulait montrer qu’il n’était pas revenu pour subir, le champion refusait, lui, d’ouvrir trop vite les espaces.

Puis Mangasport a fait ce que font souvent les équipes installées : frapper juste, puis refermer. Un but de Nguele a suffi aux Miners pour prendre les trois points et lancer leur saison sans fracas inutile. Pas de feu d’artifice, pas de démonstration tapageuse, mais une victoire nette, propre, maîtrisée (1-0).

En face, le Stade Migovéen, avec un effectif réduit pour des raisons de qualifications de joueurs, a tenté d’exister, avec du cœur et de l’envie, mais a aussi laissé entrevoir ce que la montée demande encore : un peu plus de profondeur, un peu plus de souffle, un peu plus de vécu dans la gestion des grands rendez-vous.

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Le retour d’une ambiance, le retour d’un espoir

Mais au fond, l’essentiel n’était peut-être pas seulement dans le score. Il était aussi dans l’atmosphère. Entre tribunes officielles en ébullition et gradins populaires habités, Lambaréné a rappelé que le football local garde un pouvoir unique : celui de rassembler des mondes qui ne se croisent pas toujours, autour d’un même ballon. Il y avait des sourires, du style, du bruit, du vrai soutien, et cette sensation rare de revoir un championnat redevenir un événement.

Dans cette ouverture, la Ligue de football et le ministère des Sports ont réussi quelque chose d’essentiel : remettre le National Foot dans une mise en scène crédible, visible, presque désirable. Cela ne règle pas tout, évidemment. Le football gabonais reste un chantier immense, avec ses retards, ses fragilités, ses urgences. Mais une renaissance commence souvent comme ça : par un cadre, par un symbole, par une journée où l’on donne enfin l’impression que le football n’est plus seulement une promesse repoussée.

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L’Analyse de AFC Sports

Samedi, à Lambaréné, Mangasport a pris trois points. Mais le football gabonais, lui, a peut-être récupéré un peu plus : du souffle, de l’image, et une raison d’y croire à nouveau. Ce n’est pas encore le grand retour triomphal. C’est mieux que ça : c’est un redémarrage propre, et peut-être le début d’une habitude qu’on croyait perdue.

Par @YannickManfoumbi

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